Comment les drones vont changer le monde ?


Va-t-on devoir s’habituer à voir passer des drones au-dessus de nos têtes ? Il semble bien que oui…

Cousins des célèbres drones militaires à l’œuvre dans l’armée américaine, ces petits appareils volants sans pilote (guidés à distance à vue ou via des caméras embarquées, ou pilotés par les algorithmes* de leur intelligence artificielle) ont su s’éloigner du théâtre des combats pour investir notre vie quotidienne.

En France, une nouvelle réglementation a vu le jour en avril 2012 de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile), qui, première au monde, a offert un cadre précis aux vols de drones civils. Quoique très contraignant (les drones civils ne peuvent pas dépasser 25 kilos et voler au-dessus de 150 mètres – au-delà c’est l’espace aérien -, et ceux qui volent de manière autonome ne peuvent pas peser plus de 2 kilos, par souci de sécurité), ce texte a ouvert la voie.

Une chose est sûre : le potentiel du secteur est qualifié de « fantastique » : « demain, toutes les entreprises utiliseront des drones pour des raisons que personne n’a encore imaginées ».

La liste de leurs applications est en effet infinie.

Photo aérienne, surveillance  de lignes électriques ou d’incendies de forets, inspection de barrages, mesures de taux chimiques dans des sites dangereux comme Fukushima… mais aussi livraison de colis par Amazon (service PrimeAir depuis juin 2015 aux USA), évaluation du volume des minerais dans les carrières, « drone journaliste » exploré par l’hebdomadaire L’Express, détection par l’intelligence artificielle de la bonne forme physique des sportifs au cours de l’entraînement…

… autant d’utilisations qui font partie de l’éventail de leurs possibilités.

Sans oublier l’agriculture où le champ d’action du drone est immense, que ce soit pour détecter la maturité des cultures, leur besoin en eau, leurs atteintes par les maladies ou les parasites par exemple.

Mais les drones peuvent servir aussi à sauver notre planète. Pour contribuer à la reforestation, l’anglais Laurent Fletcher (un ancien de la Nasa) avec sa société BioCarbon Engineering, utilise des drones qui sèment des graines jusque dans les zones inaccessibles à l’homme. Ses drones suivent un itinéraire pré-déterminé au préalable par satellite, tout en projetant des capsules qui contiennent chacune une graine d’arbre germée et des nutriments.

La technique est dix fois plus rapide qu’une plantation manuelle, pour 15 % du coût. Surtout, elle permet d’intervenir dans des zones éloignées des routes et de toute infrastructure. Une équipe de deux opérateurs peut planter 36 000 arbres par jour avec 7 à 8 drones.

Une société suisse travaille quant à elle autour de drones qui pourraient apporter des trousses de secours ou un défibrillateur rapidement, pour pouvoir prodiguer les premiers soins en attendant l’arrivée des secours.

Infiniment moins chers (de 10 à 12 fois) que les avions, les hélicoptères ou les satellites, plus souples, plus réactifs, plus précis, moins bruyants, moins polluants aussi, l’avenir des drones pour améliorer notre quotidien semble garanti.

drone éruption volcanique
Drone filmant l’éruption du volcan Barbarbunga en Islande
  • Ensemble de règles opératoires dont l’application permet de résoudre un problème énoncé au moyen d’un nombre fini d’opérations.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Ping: thermosky

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s