La sonde Cassini a enregistré le « vide » autour de Saturne


En orbite autour de Saturne depuis 2004, la sonde américaine Cassini va bientôt mettre fin à son périple. Pour son adieu le 15 septembre prochain, les chercheurs comptent lui faire faire un beau dernier voyage : la faire plonger dans les anneaux de Saturne pour nous donner des images et des données jamais récoltées, et ainsi la désintégrer.

Dans l’attente, elle a amorcé les manœuvres et fait quelques essais de passage dans l’atmosphère de Saturne. Ces expéditions doivent permettre aux scientifiques d’en connaitre un peu plus sur les champs magnétiques de Saturne, sa vitesse de rotation, de prendre des photos des anneaux de glace, ou encore d’expliquer la tempête large comme 2 fois la terre, qui sévit sur la face nord de Saturne.

Saturne et ses aneaux

Or, en analysant les données transmises après l’essai de son premier plongeon le 26 avril dernier à plus de 100.000 km/h, les chercheurs de la Nasa ont constaté un « vide surprenant » entre les anneaux et la planète gazeuse, alors qu’ils s’attendaient à trouver, comme on pense l’observer depuis des années, une épaisse couche de poussière cosmique.

Pour en arriver à cette conclusion, la Nasa a écouté le son fait par les particules qui sont entrées en collision avec Cassini, ou plus exactement la conversion en son des données en ondes électromagnétiques récoltées par la sonde à l’aide de ses instruments de détection radio.

Si la sonde avait traversé un espace chargé en poussières et particules, des craquements et crépitements ponctueraient toute la bande-son. Or on n’entend que des grésillements sourds, traduisant « le vide » évoqué par la Nasa.

Depuis 13 ans, Cassini a fait de nombreuses découvertes sur Saturne et ses lunes, tout en donnant à la Nasa plus de 300.000 photos. Elle a notamment répertorié 7 nouvelles lunes. Elle a également révélé que la lune Encelade dispose d’un océan souterrain d’eau liquide ou encore que la surface de Titan est parsemée de mers de méthane liquide.

Cassini doit plonger encore 20 fois entre Saturne et ses anneaux, dans un espace de 2000 km de large, afin de récolter de nouvelles données scientifiques.

Le 14 août, elle entamera cinq plongées finales, menant la sonde assez près pour « renifler » l’atmosphère extérieure de la planète au fur et à mesure qu’elle se rapproche. Enfin, le 15 septembre prochain, elle plongera directement dans les nuages de Saturne. Elle brûlera ses derniers restes de carburant et pointera son antenne vers la Terre pour envoyer des mesures en temps réel des gaz de Saturne. Cela ne prendra qu’une minute. Elle finira par se briser en morceaux et par brûler pour finir en poussières.

La fin d’une mission incroyable…

 

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