Pourquoi bâiller fait bâiller ?


Bâiller est un réflexe naturel essentiel.

Chaque jour, cela nous arrive en moyenne une dizaine de fois, avec une fréquence plus élevée au réveil et le soir au coucher. Même les fœtus bâillent dans le ventre de leur mère, jusqu’à deux fois par heure ! Ceci aiderait leur cerveau à se développer, selon les scientifiques.

Nous bâillons pour nous réveiller, après une période de sommeil. Les bâillements et étirements ont pour effet d’ouvrir les voies aériennes (augmentation de l’ouverture du pharynx) et de « remettre en route » les muscles associés à la respiration. Ils permettent une inspiration profonde qui induit une meilleure oxygénation du sang et des poumons.

Bâiller est aussi l’occasion de libérer de l’énergie. Selon la médecine chinoise, le bâillement a pour effet de libérer l’énergie vitale, souvent bloquée par le stress au niveau du foie. Lorsque cette énergie circule de nouveau, elle stimule le foie, les reins, les poumons, et donc les fonctions digestives et respiratoires. Il améliore par ailleurs le transit intestinal. En effet il agit comme une sorte de gymnastique interne et provoque un massage de viscères par l’intermédiaire du diaphragme.

Bref, en général, le bâillement exprime un besoin de notre organisme : besoin de sommeil, de détente, ou de se nourrir.

baillement0

Mais le bâillement est aussi très contagieux car il serait également une forme de communication. En effet, lire un texte sur le sujet, en entendre parler ou même y penser peut nous faire bâiller. Selon une étude récente, 55% des personnes qui observent 30 bâillements successifs bâilleront dans les cinq minutes suivantes, parfois même simultanément.

Des spécialistes ont démontré qu’une personne capable d’empathie est plus susceptible de bâiller qu’une autre si elle vous voit bâiller. De la même façon, une personne attentive à vos propos bâillera également, quelques secondes ou quelques minutes après vous. Parfois, le réflexe, stimulé par la vue, est simultané. Vous partagez donc vos émotions, sans le vouloir vraiment.

Selon une autre hypothèse, nous aurions développé la capacité de bâiller en voyant les autres bâiller car, pour nos ancêtres hominidés, le bâillement était une interaction sociale permettant de créer des liens avec le reste du groupe. Quand un membre du groupe bâillait, il s’agissait peut être d’un signe indiquant qu’il était temps de dormir et le groupe aurait pu bâiller en retour pour montrer son accord.

D’ailleurs, les nouveaux-nés ne sont pas conscients de ces signaux et ne sont donc pas sensibles à la contagion du bâillement avant d’avoir environ un an.

Toutefois, il y a des exceptions à cette règle. Ainsi, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ne bâillent pas, sauf si elles bénéficient d’un traitement pour réduire leurs symptômes. Et une personne sur quatre n’est pas sensible aux bâillements des autres. Pourquoi ? Les chercheurs tentent encore de trouver la réponse à cette question.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s