10 conséquences du réchauffement climatique sur l’humanité


La première réunion de nos grands chefs d’Etat sur l’écologie (COP21) a eu lieu en décembre 2015 à Paris. Elle s’était fixée pour objectif de maintenir le réchauffement climatique à moins de 2°C.

Malheureusement, les grands pays de la planète ne sont pas tous alignés avec les ambitions de cet accord, les raisons financières ou politiques prenant le pas sur la survie de notre espèce.

Si nous ne changeons pas notre mode de vie pour parvenir à lutter contre ce réchauffement climatique, les conséquences seront dramatiques. Et elles ont déjà commencé…

Des milliers d’îles englouties

Depuis 50 ans, le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Selon la Nasa, cette tendance devrait s’accélérer dans les années à venir, avec la prévision d’une montée des eaux d’au moins un mètre dans les 100 à 200 ans qui viennent.

Selon une étude du CNRS, 10 000 à 20 000 îles pourraient disparaître totalement au cours du siècle, comme les archipels du Pacifique (îles Marshall, Polynésie), de l’Océan Indien (Maldives) et certaines régions d’Asie (Philippines, Indonésie).

Face à ce scénario catastrophe annoncé, certains pays tentent déjà de se préparer. Devant l’augmentation des tempêtes et inondations sur leurs îles, les habitants de l’atoll de Bikini, dans le Pacifique, ont demandé en 2015 l’asile climatique aux États-Unis.

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Une île de l’Archipel des Solomon déjà engloutie par la montée des eaux

Nos grandes métropoles sous l’eau

Miami, la Nouvelle-Orléans mais aussi peut-être aussi New York pourraient bientôt se retrouver sous l’eau. Selon une étude publiée en 2015 par l’Académie américaine des sciences (PNAS), de nombreuses grandes villes aux États-Unis seront englouties par la montée des océans avant la fin du XXIe siècle. Ces grandes agglomérations sont en effet construites sous le niveau de la mer. Et si rien n’est fait pour réduire la consommation d’énergies fossiles, New York pourrait devenir inhabitable en 2085.

Les villes américaines ne sont pas les seules à être concernées. Au Pays-Bas, le pays d’Europe le plus concerné par ce risque, 47% de la population risque d’être touchée par l’augmentation du niveau de la mer d’ici la fin du siècle. En Asie, c’est la Chine qui détient le plus grand nombre d’habitants menacés par cette évolution climatique.

La France ne serait pas non plus épargnée : les côtes du Nord-Pas-de-Calais, de la Somme, de la Vendée et de la Charente-Maritime pourraient notamment être en partie ensevelies d’ici un siècle.

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New York en 2044…

Des records de chaleur

Le réchauffement climatique devrait engendrer une hausse de la température moyenne de la surface de la Terre, comprise entre 0,3 et 4,8°C selon la quantité des émissions de gaz à effet de serre, d’ici à 2100. Cela engendre des records de température dans le futur et la multiplication des épisodes caniculaires.

En décembre 2016, la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine (NOAA) a édité un rapport affirmant qu’une quinzaine d’évènements extrêmes ayant eu lieu sur la dernière décennie, sont bien le fruit du réchauffement climatique. Les grosses vagues de chaleur constatées en France (Paris a atteint 39,7 °C le 1er juillet 2015), en Inde, au Pakistan, en Chine, en Indonésie, au Japon ou en Australie auraient été provoquées par la hausse globale des températures.

Les chercheurs en déduisent que 74 % de l’humanité sera confrontée à des conditions mortelles de chaleur dans un siècle. Ainsi, New York affrontera, en 2100, cinquante jours par an où les conditions de températures et d’humidité seront au-dessus des seuils de mortalité constatés aujourd’hui lors de canicules extrêmes.

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Des feux de forêts plus fréquents

En asséchant la végétation, le changement climatique entraîne une augmentation du danger météorologique de feux de forêts. Les chercheurs de Météo-France ont étudié l’évolution de cet aléa au cours du siècle passé et pour les prochaines décennies : il augmente depuis les années 1960 et devrait encore augmenter encore de 30% au cours du XXIe siècle.

Les raisons sont simples à comprendre : des températures plus élevées favorisent la transpiration des plantes et la diminution de l’eau contenue dans les sols. Le risque de départ du feu plus important. La plante étant très sèche, la quantité de combustible disponible une fois l’incendie déclaré augmente également, alors que la pluviométrie baisse durant les saisons propices aux incendies, aggravant le phénomène.

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Feu de forêt en Californie, été 2017

Des ouragans et cyclones plus intenses

Les ouragans et les cyclones d’une plus grande intensité sont l’une des conséquences directes du réchauffement climatique. Les ouragans, comme Harvey, Irma, Jose, Katia, ayant touché la région des Caraïbes, puisent leurs forces de l’énergie dégagée par les océans. Et même s’ils ne sont pas plus nombreux qu’avant, leur intensité pourrait être décuplée avec l’augmentation de la chaleur terrestre…

Les précipitations liées aux systèmes cycloniques devraient être également plus intenses dans le futur. Un phénomène largement constaté : le nombre moyen annuel d’ouragans violents (catégorie 4 et 5) a ainsi augmenté de 75% entre 1970 et 2017.

Outre leur intensité, le changement climatique modifie également la trajectoire des cyclones. Selon des études citées par Météo France, la latitude à laquelle les cyclones ont atteint leur intensité maximale a migré vers les pôles au cours des 35 dernières années dans les deux hémisphères. Cela pourrait être lié à l’expansion de la ceinture tropicale, autrement dit aux zones de part et d’autre de l’Équateur où règne un climat chaud et humide.

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Porto Rico dévasté par l’Ouragan Maria en septembre 2017

L’explosion de la pauvreté d’ici à 2030

L’ONU et la Banque mondiale estiment que plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté et 600 millions de personnes de malnutrition d’ici 2080, si les objectifs de réduction des gaz à effets de serre ne sont pas tenus.

Ce sont les plus démunis, vivant dans des logements précaires et sur des territoires vulnérables, qui sont les plus affectés par les chocs climatiques. En Indonésie par exemple, les populations défavorisées ont un risque 30 % plus élevé d’être touchées par une inondation, et un risque 50 % plus élevé de subir une sécheresse et de ne plus avoir d’eau potable.

Dépendant majoritairement de revenus tirés de l’agriculture, ces populations déjà très pauvres ressentent d’autant plus les impacts des mauvaises récoltes, ou de la hausse des prix alimentaires induits par les sécheresses ou tout autre événement climatique extrême. On estime par exemple qu’à cause des prochaines sécheresses, la flambée des prix alimentaires en Afrique pourrait atteindre 12% en 2030 et jusqu’à 70% à l’horizon 2080.
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250 millions de réfugiés écologiques en 2050

Les changements climatiques sont à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, obligeant les populations à migrer pour se mettre à l’abri.

En 2013, les réfugiés climatiques étaient déjà trois fois plus nombreux que ceux des conflits. Selon les données de l’IDMC (Internally Displacement Monitoring Centre), 83,5 millions de réfugiés écologiques ont été recensés entre 2011 et 2014.

Le problème est en train de s’aggraver avec deux fois plus de déplacés dans le monde que dans les années 1970, ajoute le rapport, qui l’explique par la montée de l’urbanisation lors des 40 dernières années dans les pays les plus vulnérables.

Par ailleurs, les scientifiques prédisent que d’ici 2050, le nombre de conflits intergroupes dans les points les plus « chauds » pourrait augmenter de plus de 50% si les futures générations n’arrivent pas à s’adapter aux variations de température et aux catastrophes naturelles mieux que leurs prédécesseurs. L’Onu prédit 250 millions de déplacés dans le monde en 2050.

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Une recrudescence des maladies

Le changement climatique va affecter de nombreuses maladies mortelles pour l’homme. On compte déjà 250 000 morts chaque année dues au réchauffement climatique et on en prévoit 300 000 de plus d’ici 2030.

Taux d’humidité plus fort, sécheresse, insalubrité de l’eau, pollution atmosphérique, sont autant de facteurs favorables à l’allongement de la transmission des maladies propagées par les insectes, et à l’augmentation des infections.

Cela devrait entrainer une progression de nombreux pathologies telles que l’asthme, les allergies, le paludisme, la dengue, la maladie de Lyme (donnée par le Tique), la maladie du sommeil (donnée par la mouche Tsé Tsé), ou encore le choléra. Des régions jusqu’alors épargnées pourraient être touchées et la gravité pour l’homme de ces maladies pourrait augmenter.

Selon l’OMS, un réchauffement planétaire de 2 à 3°C augmenterait de 5% le nombre d’habitants exposés au paludisme, soit une hausse de 150 millions de malades. Et 2 milliards de personnes de plus pourraient être exposées au risque de transmission de la dengue d’ici les années 2080.

Les maladies diarrhéiques, le plus souvent provoquées par la contamination de l’eau, pourraient  grimper quant à elles de 10% dans les 15 prochaines années.

Toutes ces maladies peuvent, de surcroît, avoir des effets irréversibles sur la croissance des enfants…
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Une espèce animale sur six disparue

Plus de la moitié des vertébrés ont disparu depuis les 40 dernières années. Le changement climatique n’a encore qu’un impact « relativement marginal parce qu’on n’en est qu’à un degré de réchauffement planétaire par rapport à l’ère préindustrielle », estime Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

En revanche, une espèce animale sur six pourrait disparaitre si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit. Le nombre d’espèces menacées d’extinction augmente en effet à chaque degré Celsius «gagné». Ainsi, dans le cas où les températures à la surface du globe augmentent de deux degrés, ce sont 5,2% des espèces qui seraient touchées. Un chiffre qui atteint 16% en cas de hausse de 4,3 degrés.

Il semble que les menaces d’extinctions varient également en fonction de la région du monde : 23% des espèces sont menacées en Amérique du Sud contre 14% en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certains scientifiques affirment même que la 6ème extinction disanimale de masse a débuté, une situation que la planète bleue n’a plus connu depuis 66 millions d’années.

Les espèces menacées sont les phoques, en mal de banquise, les poissons-clowns, en mal d’anémone, les koalas, en manque de feuilles d’eucalyptus, ou encore les tortues Luth dont les tempêtes accélèrent la destruction des nids…

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Koala menacé par la baisse de qualité nutritive des forêts d »Eucalyptus

L’extinction de la Grande Barrière de Corail

Le plus grand récif corallien du monde, qui s’étend sur 348 000 km2 au nord-est des côtes australiennes, est menacé par le réchauffement climatique : le réchauffement de la température de l’eau et l’acidification des océans.

Depuis fin 2015, 93 % des récifs de la Grande Barrière de Corail sont touchés par un épisode massif de blanchissement, phénomène correspondant au départ des micro-algues vivant en symbiose avec les coraux. Si le phénomène peut-être réversible, une atteinte trop grave entrainerait la mort des coraux touchés. En outre, d’après un rapport publié en octobre 2014 à l’occasion de la Convention sur la diversité biologique (CDB), le pH des océans a augmenté de 26% en 200 ans, ce qui menace gravement les organismes marins.

Ces deux processus mettent en péril la diversité de la Grande Barrière, qui abrite 400 espèces de coraux, 1 500 espèces de poissons et 4 000 espèces de mollusques. En 2012, le site avait déjà perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes.

Les perspectives d’évolution du climat font malheureusement planer la menace d’une disparition d’une grande partie de la Grande Barrière de Corail d’ici seulement 20 ans.

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Coraux qui commencent à blanchir sur la Grande Barrière de Corail

Le changement climatique dû à l’augmentation des gaz à effet de serre, est considéré aujourd’hui comme la plus grande menace mondiale pour la santé publique au 21e siècle.

A part quelques rares effets de ce changement climatique que l’on pourrait considérer comme positifs (baisse de la mortalité hivernale dans les zones tempérées, nouvelles zones agricoles dans des pays pauvres, meilleurs vins…), les conséquences à terme apparaissent terribles pour l’humanité.

A notre niveau, on peut lutter en modifiant notre comportement quotidien pour limiter l’émission des gaz à effet de serre : privilégier les transports en commun, acheter uniquement des fruits de saison, trier ses déchets, réduire sa consommation d’eau…

Il en va de notre devoir citoyen, réagissons maintenant pour sauver notre planète ! Ce sera ma résolution pour 2018. Et vous ?

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