Thomas Pesquet, l’explorateur de l’univers


Thomas Pesquet est le 10ème Français parti dans l’espace depuis le début de la conquête spatiale.

Né en février 1978 à Rouen, il sort en 2001 diplômé de l’Institut supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace de Toulouse. En 2002, il rentre comme ingénieur au Centre National d’Études Spatiales (CNES), puis devient pilote à Air France dès 2006, sur Airbus A320. Avec plus de 2300 heures de vol à son actif sur des avions commerciaux, il devient ensuite instructeur sur le même A320. Sportif accompli, il est ceinture noire de judo et pratique l’escalade, la plongée, le rugby, le basket, et le parachutisme.

C’est en mai 2009 qu’il est sélectionné pour devenir astronaute par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), parmi 8.000 candidats. Il y achève sa formation en novembre 2010. Une fois diplômé, il travaille comme Eurocom, qui est le responsable des communications avec les astronautes pendant les vols depuis le centre de contrôle des missions. Il est également chargé des futurs projets au Centre des astronautes européens (EAC), notamment de la mise en place de la coopération avec de nouveaux partenaires, comme la Chine.

Le 17 novembre 2016, il part lui aussi dans l’espace, avec des astronautes de toutes nationalités, dans le vaisseau Soyouz pour un voyage vers l’ISS, dans le cadre de la mission Proxima. Il revient sur Terre le 2 juin 2017.

Ingénieur de vol pour cette mission qui a duré 196 jours (le plus long voyage spatial pour un français), il a réalisé sur place une soixantaine d’expériences. Plusieurs d’entre elles concernent la biologie et la médecine, notamment pour réaliser des échographies à distance ou pour étudier le travail du cerveau en micropesanteur. D’autres touchaient à la physique des fluides et la croissance de bactéries. Une grande partie de ces expériences doit permettre de préparer de futures missions lointaines dans le Système solaire, comme l’établissement d’un village lunaire, ou un voyage vers Mars.

Sur ISS, Thomas a assisté à 16 levers de soleil par jour, et a réalisé deux sorties en scaphandre en janvier et en mars pour des opérations de maintenance, pendant lesquelles il tenait la Station d’une main et voyait la Terre défiler juste sous ses pieds 400 km plus bas.

Pour se préparer à cette mission spatiale, Thomas a suivi un entraînement technique et opérationnel très poussé en Europe, en Russie et aux États-Unis : sur le véhicule Soyouz, sur les combinaisons spatiales américaine et russe, et sur les systèmes de ISS. Il prend également part à des formations sur l’exploration : en 2011, il participe au programme d’entraînement souterrain de l’ESA, puis en 2012 à la mission Seatest-2 de la NASA organisée dans une base sous-marine.

Il a médiatisé sa mission avec des photos magnifiques de la Terre, qu’il nous envoyait de l’espace, ou au travers de discussions avec le grand public, via Twitter notamment.

À peine rentré et impatient de retrouver l’apesanteur, Thomas Pesquet a tout de suite entamé une formation à Toulouse pour piloter l’Airbus « Zéro-G » (pour zéro gravité), spécialisé dans les vols paraboliques qui permettent de recréer les conditions de l’apesanteur en volant, utilisé par les scientifiques d’agences spatiales et d’universités pour y faire des expériences.

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