Copernicus, le grand programme de surveillance de la planète Terre


S’inspirant de l’exemple de la prévision météorologique dans la manière d’exploiter, de façon optimale, observations spatiales et mesures in situ, l’Union européenne et l’Agence Spatiale Européenne ont lancé en 2001 l’initiative européenne de surveillance globale pour l’environnement et la sécurité dite Global Monitoring for Environment and Security (GMES), dans le but de promouvoir le développement de services opérationnels d’accès aux informations environnementales. En 2012, GMES a changé de nom et est devenu Copernicus.

Sur un budget global de 8,4 milliards d’euros, dont 4,3 milliards d’euros sur la période 2014 – 2020, la France contribue à hauteur de 1,5 milliards d’euros jusqu’en 2020, soit 17 % de la dépense totale du programme.

Recueillies par plusieurs satellites environnementaux « Sentinels » et des instruments de mesure au sol, les données apportent une vue en temps réel de l’état de la planète et de ses habitants.

Les domaines d’application sont très variés (agriculture, environnement, biodiversité, climat et énergie, tourisme, santé publique, transports et sécurité, aménagement du territoire, aide humanitaire) et se déclinent sous deux grands axes : la réponse ou l’anticipation des problématiques environnementales et la gestion de la sécurité internationale.

Sur l’aspect Environnement, Copernicus permet de suivre l’évolution de l’occupation des sols, de caractériser les variables bio-géophysiques sur les terres émergées, de prévoir l’état des océans, d’apporter une aide à la gestion de crise sur des zones affectées par des catastrophes naturelles ou industrielles, de suivre la composition chimique et la qualité de l’air, de ré-analyser des variables climatiques essentielles et de développer des outils pour la mise en place de services climatiques.

copernicus surveillance progression incendies Californie dec 2017.PNG
Image acquise par le satellite Sentinel-2A le 13 décembre 2017, pour surveiller la progression des incendies en Californie.
Crédit image : ESA / Copernicus / Commission européenne

Sur l’aspect Sécurité, Copernicus permet par exemple de contribuer au respect des traités internationaux, d’appuyer les opérations de maintien de la paix, ou même d’apporter une aide à la surveillance des frontières européennes.

Depuis 20 ans, l’énorme quantité d’informations produite est accessible librement et gratuitement. Différents programmes publics et privés exploitent ces datas, que ce soit dans le cadre d’études ou le développement d’applications parfois très spécifiques. De nombreuses start-ups ont vu le jour, et utilisent ces données d’observation de la terre pour imaginer de nouveaux business modèles et développer les logiciels et les applications nécessaires au service des citoyens.

A terme, le programme prévoit le lancement de 16 satellites (dont 5 déjà en place), et les données recueillies devraient atteindre les 4 000 milliards de données produites par jour. Ces évolutions devront passer par la mise en place de nouveaux besoins en termes d’instruments qui pourraient permettre d’acquérir de nouvelles mesures de surveillance.

Dans le cadre de l’évolution du programme, Copernicus vient de se doter d’une sixième famille de satellites, les Sentinel 6, qui seront lancés en 2020 et 2026. Tous les 10 jours, depuis une altitude d’environ 1.350 kilomètres, ces satellites mesureront la distance qui les sépare de la surface de l’océan avec une précision de quelques centimètres et utiliseront les données recueillies pour cartographier l’ensemble de la topographie océanique. L’observation des variations de hauteur de la surface des océans avec un tel degré de précision devrait permettre de fournir des informations sur le niveau des mers, la vitesse et la direction des courants mais aussi sur le stockage de chaleur dans l’océan. Ces mesures sont « indispensables pour modéliser les océans et anticiper une augmentation du niveau des mers », témoigne Michael Menking, directeur de l’observation de la Terre, de la navigation et des sciences chez Space Systems (une branche d’Airbus Defence and Space).

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Futur satellite Sentinel 6 en charge de l’observation des océans

Avec Copernicus, l’Europe dispose aujourd’hui de la capacité d’observation optique et radar globale la plus performante au monde, visant à garantir l’accès indépendant de l’Europe aux connaissances environnementales et aux technologies clés d’observation et de collecte de géo-information.

Si vous voulez en savoir plus ou accéder aux données de Copernicus, le CNES a mis en œuvre la Plate-forme d’Exploitation des Produits des satellites Sentinel (PEPS), accessible à l’adresse : http://peps.cnes.fr.

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