Pourquoi il n’existe pas d’animal sur terre avec trois pattes ?


Certains animaux utilisent leur queue ou leur bec en plus de leurs membres pour se déplacer dans les arbres. C’est le cas du perroquet ou du suricate. Mais aucun animal n’a une véritable troisième patte, et n’en a jamais eu. Pourquoi la biodiversité, d’une richesse incommensurable, ne comprend-elle aucun animal à trois jambes ? La raison est à chercher très loin dans le passé, au début même de l’évolution de la vie.

Bien qu’aucun être vivant n’ait à ce jour prouvé la viabilité de la locomotion tripode, il existe des animaux qui recourent à un semblant de troisième patte. Chez ces animaux, la queue joue le rôle de troisième pilier aux côtés des deux membres inférieurs, comme par exemple chez les suricates, qui en position de veille campent sur leurs deux pattes arrière et sur leur queue. C’est également le cas des kangourous qui se servent aussi de leur queue pour sauter. Les pics-verts quant à eux, font usage de leurs plumes arrières pour se maintenir en équilibre sur les troncs d’arbres, tandis que le perroquet utilise son bec pour se déplacer dans les arbres.

Ces animaux ont adopté une « allure tripode », mais on constate qu’il n’existe pas véritablement d’animal ayant une troisième patte dans la nature, qui semble même être une mutation impossible au sens de la génétique.

Le fait de n’avoir que deux pattes aurait en effet été inscrit dans notre ADN il y a plus de 350 millions d’années, avant même que n’apparaissent les pattes, les ailes ou même les nageoires des animaux terrestres. « C’est une question de symétrie », explique le doctorant californien en Sciences de la Terre Tracy Thomson, auteure d’une étude sur le sujet. « Nous avons tous deux yeux, deux bras, deux jambes, une tête et une queue. Toutes les inventions et les progressions biologiques doivent respecter ce code de la symétrie bilatérale.»

Les premiers animaux apparus sur Terre n’étaient pas symétriques (la méduse est restée comme cela). Mais peu à peu, la génétique a opté pour la forme symétrique bilatérale, qui demande deux côtés quasi identiques, allant par paires. Cela serait en lien avec notre système de reproduction à l’air libre, mais rien n’est prouvé encore.

La solution des membres pairs semble suffisante à la nature car c’est la plus performante. Avoir trois pattes nécessiterait beaucoup plus d’énergie, demandant des muscles complémentaires pour mouvoir le troisième membre. Alors que utiliser un trépied, sa queue ou même une canne comme certains animaux ou l’être humain le font, ne demande aucune énergie. Et la position bilatérale est aussi la plus optimale pour courir, une capacité essentielle pour la prédation ou la fuite.

 

Kangourou

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