11 Hôtels mythiques


Le Ritz de Chanel, le Beverly Hills de Marilyn, le GoldenEye de Yan Fleming, ou le Chateau Marmont d’Howard Hugues… Les célébrités qui s’y sont arrêtées ou y ont vécu, et les photographes comme Helmut Newton qui y ont immortalisé les plus belles femmes du monde, ont contribué à la mythologie de ces lieux d’exception. Voici 11 hôtels légendaires, et leur histoire.

Le Ritz, Paris France

Le 1er juin 1898, l’hotelier suisse César Ritz inaugure un nouvel hôtel au 15 place Vendôme, dans l’ancien hôtel particulier du duc de Lauzun. C’est le premier Palace qui comporte l’électricité à chaque étage, les 159 chambres ayant leur salle de bain et un poste de téléphone. Aujourd’hui encore, le Ritz est considéré comme l’un des plus beaux et plus luxueux hôtels du monde.

Outre un service d’une qualité inégalée, ce palace a gagné ses lettres de noblesse grâce à ses clients de prestige, comme Coco Chanel qui y vécut de 1934 à sa mort en 1971, ou encore Hemingway qui avait l’habitude de passer ses soirées au bar qui porte désormais son nom. D’ailleurs, le fameux cocktail Bloody Mary y a été créé là, un jour où Hemingway dit au barman : « Ma femme ne veut plus que je boive. Quand je rentre, elle respire mon haleine et elle m’engueule ». Le barman prépara alors un cocktail « sans odeur » composé de vodka et de jus de tomate. Le lendemain, Hemingway déclara alors : « Bravo, Bloody Mary (« cette garce de Mary ») n’a rien senti ! ».

Y sont aussi coutumiers Jean Cocteau, Colette, Paul Morand ou l’écrivain Marcel Proust qui s’installe à demeure dans un salon privé de l’hôtel. Tous les plus grands, le futur Édouard VII, les grands ducs de Russie, le shah d’Iran ou encore Charlie Chaplin ont dormi ou mangé au Ritz. Car le Ritz est également connu pour sa cuisine, avec Auguste Escoffier qui inventa la poire Belle-Hélène pour le mariage de la fille du patron de l’époque. Le personnel compte 600 employés, dont une centaine en cuisine.

Le Chelsea Hotel, New York, USA

Situé sur l’île de Manhattan à New York, à deux pas de l’Empire State Building et de Greenwich Village, cet hôtel construit en 1883 par l’entreprise Hubert & Pirsson était à l’époque le plus haut immeuble de New York et regroupait la première coopérative d’habitations privées.

En 1905, il se mue en hôtel et héberge surtout des artistes, pour de longs séjours, souvent logés gratuitement. Haut-lieu de la contre-culture américaine, l’hôtel a servi de cour des miracles pour tout ce que la bohème comptait comme artistes à New York durant le XXe siècle. Il voit défiler ainsi bon nombre d’artistes, souvent un peu marginaux, comme Sarah Bernhardt, Mark Twain, Leonard Cohen, Janis Joplin ou encore Patti Smith et Bob Dylan.

La réalisatrice d’avant-garde Shirley Clarke y tourne en une nuit Portrait of Jason. Sartre y vit avec Beauvoir.  On y croise également Arthur Miller, Stanley Kubrick, Jane Fonda, et Milos Forman qui y résidéependant deux ans.

En 1977, le bâtiment est inscrit au registre des monuments historiques, premier de New York à figurer sur cette liste. En travaux depuis 2011, le mythique hôtel new-yorkais aux briques rouges a rouvert ses portes début 2019.

 

Le Beverly Hills Hotel, Los Angeles, Californie

Le Beverly Hills Hotel est l’un des hôtels les plus célèbres de la ville de Beverly Hills, dans l’État de Californie. Situé au 9641 Sunset Boulevard, à l’extrémité nord de Rodeo Drive, il est construit en 1912 par l’architecte Pasadena Elmer Grey, et ses vastes jardins sont dessinés par Wilbur David Cook. Il appartient actuellement au sultan de Brunei.

Pendant les années du cinéma muet, l’hôtel attire les célébrités établies dans le quartier qui aiment s’y retrouver, comme Charlie Chaplin, Gloria Swanson, et Rudolph Valentino. La bonne société s’y adonne à des mondanités et activités en tous genres : bals, réunions estivales, mariages. Les fêtes du samedi soir cèdent la place à l’office religieux du dimanche matin.

L’hôtel connaît sa plus grande période de faste dans les années 40. L’hôtel change alors le nom de El Jardin Restaurant en The Polo Lounge, en l’honneur des vedettes (Will Rogers, Darryl F. Zanuck, Spencer Tracy) qui pratiquent ce sport dans les champs de haricots voisins et qui arrosent leur victoire au restaurant de l’hôtel juste après. Marlène Dietrich fréquente aussi le bar et en change même les habitudes le jour où elle y paraît en pantalon, chose interdites jusqu’alors aux femmes. Cliente fidèle de l’hôtel, elle finit par s’approprier le Bungalow 11 et y fait installer un lit de 2 mètres sur 2,50 mètres.

Le Beverly Hills Hotel est entièrement ravalé en 1948. La façade est repeinte en rose, celui qu’on lui connaît encore aujourd’hui. Ce rose vaut à l’hôtel son appellation de The Pink Palace.

On s’y retrouve entre gens du même monde : l’hôtel voit ainsi défiler le prince Philippe, le duc et la duchesse de Windsor, le prince Rainier de Monaco, John Wayne et Henry Fonda. Elizabeth Taylor séjourne dans des bungalows avec six de ses huit maris, tandis que son père dispose d’une galerie d’art dans un sous-sol de l’hôtel. À la fin de la décennie, Marilyn Monroe et Yves Montand séjournent dans les Bungalows 20 et 21 pendant le tournage du film Le Milliardaire, en même temps que Simone Signoret et Arthur Miller. Liz Taylor et Richard Burton s’y font servir de la vodka au petit déjeuner…

En 1976, c’est une photo du Beverly Hills Hotel que le groupe The Eagles choisit pour illustrer la pochette d’un album qui allait entrer dans la légende : Hotel California.

 

Le Raffles, Downtown, Singapour

L’hôtel ouvre ses portes en 1878. Dirigé par les Frères Sarkies, il compte alors seulement 10 chambres. Le succès est rapidement au rendez-vous. En souvenir, le palace porte le nom du fondateur de Singapour, Sir Stamford Raffles (1781-1826). L’hôtel est le premier de la péninsule à disposer de lumières électriques en 1899.

Joseph Conrad, Somerset Maugham, André Malraux sont quelques-uns des auteurs à avoir donné sa saveur littéraire à l’endroit. Rudyard Kipling y a écrit Le Livre de la jungle en 1894. Et c’est au Long Bar du Raffles, un peu avant 1915, que le fameux cocktail Singapore Sling a été créé.

En 1920, une salle de bal est ajoutée à l’établissement. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’hôtel est réquisitionné par l’armée japonaise. Après la guerre, les affaires reprennent, Ava Gardner descend dans le célèbre palace, un musée ouvre, et même une galerie marchande.

Un peu plus de 20 ans après l’Indépendance, le Raffles est déclaré Monument national par le gouvernement en 1987.

 

Le GoldenEye, Oracabessa, Jamaïque

Repaire de la jet-set depuis les années 50, la villa jamaïcaine du créateur de James Bond a été transformée en hôtel en 2010. L’histoire de cet hôtel est digne des meilleurs films de son créateur…

En 1942, le commandant Ian Fleming, agent du renseignement naval britannique, est envoyé en Jamaïque pour enquêter sur la présence de bateaux nazis. Sa mission s’appelle GoldenEye, il a 34 ans, et il tombe amoureux de la jungle et des superbes plages de sable blanc de l’île. À la fin de la guerre, il y achète un terrain de 15 hectares et y construit la villa de ses rêves, qu’il a lui-même dessinée. C’est là qu’il imagine le personnage de James Bond, baptisé en l’honneur d’un ornithologue anglais spécialiste des oiseaux des Antilles qu’il lisait lors de son séjour. Tous les livres de la saga James Bond ont été écrits dans cette maison et des scènes clés de 007 contre Dr. No (1962) et de Vivre et laisser mourir (1973) et L’Homme au pistolet d’or sont tournées dans les alentours.

Dans sa maison de Jamaïque, Ian Fleming reçoit le gratin international, de l’acteur Errol Flynn au Premier ministre britannique Anthony Eden, du photographe Cecil Beaton à Liz Taylor et Lucian Freud.

En 1976, le producteur de musique Chris Blackwell rachète la propriété pour y recevoir ses amis. Bob Marley, Johnny Depp, Grace Jones et Naomi Campbell y ont planté leurs arbres dans le jardin. Sting y a écrit son plus grand tube Every Breath You Take, sur le bureau même de Ian Fleming. La maison devient un hôtel intimiste en 2010.

 

Le Grand Hotel Timeo, Taormine, Sicile

Le Grand Hotel Timeo est situé à Taormine sur la cote sicilienne, au pied du théâtre antique. Son nom Timeo, est un hommage à l’homme grec qui a fondé la ville de Taormine en 358 avant J.C.

Construit en 1874, le Timeo est d’abord une maison d’hôtes, puis devient un hôtel de luxe à partir de 1896. A cette époque, de nombreux écrivains, musiciens et peintres allemands comme Klimt, Klee, Bramhs, Bernstein ou encore Wagner, prennent l’habitude de venir se reposer et chercher l’inspiration en Sicile, suivant les traces de Goethe qui le premier, a fait découvrir cette destination à ses amis artistes.

Au XIXe siècle, l’hôtel est aussi le repaire des familles de la noblesse italienne pendant leur « grand tour », le voyage qu’elles entreprennent à la découverte de leur histoire. Après Venise, Rome, Florence, Taormine est une des destinations incontournables d’un voyage à la mémoire de ses ancêtres. 

L’hotel Timeo a été ensuite une destination privilégiée des stars : cette sublime résidence a charmé Pablo Picasso, Jean Marais, Greta Garbo et Truman Capote. Mais aussi de nombreuses têtes couronnées comme Edouard VII. Coté littérature, D.H. Lawrence s’y est installé pendant 4 ans et y a écrit son roman L’amant de Lady Chatterley.

Ce sont ces visiteurs célèbres qui ont inspiré le nom du bar, The Literary Terrace, d’où l’on a une vue extraordinaire sur l’Etna et la baie de Taormine. Et sa réputation est devenue mondiale grâce à Jacky Kennedy, qui avait l’habitude de passer au moins une semaine tous les étés dans cet hôtel de luxe du « Saint Tropez » italien.

Le Grand Hotel Timeo, comme le Caruso et le , appartiennent à la chaine d’hotels de prestige Belmond.

 

Le Chateau Marmont, Hollywood, Californie

 

Le château Marmont est un hôtel de Los Angeles, en Californie, sorti de terre en 1929 et sur le modèle du château d’Amboise, où Leonard de Vinci a fini sa vie. Il était à l’origine un immeuble d’appartements en location, mais la crise de 1929 et le départ des locataires, oblige son propriétaire à le vendre en 1931. Un Anglais excentrique le reprend et remeuble l’ensemble avec l’éclectisme qui constitue aujourd’hui l’excentricité du lieu : buffets Henri II, tapis persans, chaises en rotin, mobilier années 1950. Il faut attendre les Jeux olympiques de L.A. en 1932 pour que le Marmont gagne sa renommée. Il devient alors l’hôtel des acteurs et des réalisateurs des studios de cinéma voisins.

Hôtel bohème chic, au mobilier dépareillé, vintage, il est devenu au fil du temps celui de toutes les stars d’Hollywood.

C’est dans le Pavillon 2, un des bungalows de l’hôtel, que Nicholas Ray travaille le script de La Fureur de vivre. C’est dans ce même bungalow qu’il conçoit l’un des plus beaux westerns de l’histoire du cinéma, Johnny Guitar. C’est toujours au Marmont que Gram Parsons, compagnon de route des Rolling Stones, écrit le célèbre album Under my Thumb.

D’Anna Little, qui tint la caisse après avoir fait les beaux jours des westerns dans les années 1910, à Sofia Coppola qui y tourna Somewhere en 2009, les paparazzi s’y fournissent en gossips et en scandales : John Bonham, le batteur de Led Zep, pénétre dans le hall avec sa moto. John Belushi (un des Blues Brothers) y meurt d’une overdose après une soirée arrosée, et le photographe Helmut Newton, qui y avait pris ses quartiers d’hiver durant vingt-cinq ans, se tue en voiture à la sortie du parking en 2004.

Robert de Niro s’est plus d’une fois illustré en faisant le mur pour rentrer le soir. À l’arrière de l’hôtel, c’est dans l’une de ces petites maisons individuelles que Jim Morrison vient chercher la paix à la fin des années 60, en pleine hystérie Doors. Quant à Britney Spears, elle fut pour sa part tout simplement mise à la porte !

Le bar, où se donnent des fêtes aussi privées que débauchées, est aussi un passage obligé des folles nuits des stars Hollywood. Entre réalité et fiction, écrivains, scénaristes, réalisateurs et photographes continuent de construire la légende du Château.

 

Le Savoy, Londres, Royaume-Uni

L’hôtel Savoy est un palace cinq-étoiles situé sur The Strand à Londres, au Royaume-Uni.  Inauguré en 1889, il fut construit par Richard D’Oyly Carte, le propriétaire du Savoy Theatre situé non loin de là. Il est aujourd’hui l’un des plus prestigieux et des plus luxueux hôtels de Londres.

Il fut dirigé dans un premier temps par César Ritz, qui devint par la suite le fondateur des hôtels Ritz. Acheté à l’origine afin de bâtir un générateur électrique pour illuminer le théâtre voisin, l’hôtel fut le premier bâtiment public au monde à être éclairé à l’électricité.

Il a vu défiler les plus grands, de Marlene Dietrich à Charles de Gaulle, de Winston Churchill qui y tenait ses quartiers pendant la Seconde Guerre mondiale à Charlie Chaplin, de Claude Monet à Sarah Bernhardt. C’est en ses murs que la princesse Elizabeth y fut aperçue pour la première fois avec le prince Philip, qui allait devenir son époux.

Hôtel visionnaire, le Savoy a été le premier à avoir un ascenseur, un service 24 heures sur 24 et un grand chef, le Français Auguste Escoffier, qui y a inventé la pêche Melba,

Toutes les extravagances semblent s’être déroulées dans cet hôtel. Onassis y retrouvait la Callas en secret ; Twiggy en mini-jupe et Bob Dylan sans cravate ne furent pas admis au restaurant… George Kessler voulut un jour organiser une soirée vénitienne. Toute la cour fut inondée, une gondole mise à l’eau, 400 lampes de Venise allumées et 2 000 roses offertes aux invités. On y a aussi croisé une cantatrice se promener dans les couloirs avec son crocodile…

Une des curiosités de l’hôtel Savoy est que la rue qui y mène (Savoy Court) est la seule rue du Royaume-Uni où les véhicules doivent rouler à droite. On raconte que cela date de l’époque où les conducteurs de chariot amenaient leur clients à l’hôtel. Rouler à droite leur permettait d’éviter de descendre pour ouvrir la porte à leurs passagers.

L’autre particularité du Savoy réside en la personne de Kasper le chat, une sculpture Art Déco, réalisée par Basil Ionides, toujours utilisée pour les repas où les convives risquent d’être 13 à table. Kasper a même été kidnappé trois fois, on l’a un jour retrouvé dans le désert africain !

 

Le Copacabana Palace, Rio de Janeiro, Brésil

Né pendant les années folles en 1923, le Copacabana Palace est construit sur la plage du même nom par l’architecte français Joseph Gire, dans le style du Negresco et du Carlton de la Côte d’Azur. À l’époque, le « Copa » comme on le surnomme, est seul face à la mer, au milieu des palmiers et Rio est une petite station balnéaire. « Copa » devient alors un endroit à la mode. Les promoteurs immobiliers jettent leur dévolu sur ce site époustouflant qui s’étire sur 5 kilomètres, depuis le Pain de Sucre jusqu’à la pointe d’Arproador.

Pendant plusieurs décennies, Copacabana lance les modes et sert de point de référence à Rio de Janeiro tandis que son immense palace voit défiler la totalité de la jet-set internationale.

En 1933, l’hotel est le décor du film Flying Down to Rio, dans lequel Fred Astaire et Ginger Rogers ont dansé ensemble pour la première fois.

Les lieux sont fréquentés par les grands de ce monde, Eisenhower, de Gaulle, Vaclav Havel, Bill Clinton, mais aussi des écrivains et des artistes : Blaise Cendrars, Errol Flynn, Stefan Zweig, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Marilyn Monroe, Walt Disney, Ava Gardner, Orson Welles, Humphrey Bogart, Rita Hayworth, ou encore Edith Piaf, invitée par Oscar Ornstein, l’ancien maître des lieux, à venir profiter du climat. Ainsi que d’innombrables princes, princesses, rois et reines – dont Elisabeth II d’Angleterre, Hussein de Jordanie ou Silvia de Suède.

En période de carnaval, l’hôtel donne l’un des plus beaux bals de la ville. Incarnation du mode de vie dans les palaces balnéaires dans les années 1930, le Copacabana Palace est encore l’emblème d’un Rio de Janeiro rêvé. Depuis 1989, ce palace qui reste l’un des plus luxueux de toute l’Amérique du Sud, est géré par le groupe Belmond.

 

L’Hotel Caruso, Ravello, Italie

L’Hotel Caruso, situé sur les hauteurs de Ravello en Italie du Sud, a une longue histoire qui remonte au XIème siècle. Connu à l’époque sous le nom de Palazzo d’Afflitto, la bâtisse a connu de nombreuses transformations au cours des siècles. Après un incendie qui détruit quasiment entièrement le domaine au début du 16ème siècle, il est reconstruit au siècle suivant, puis au 18ème des artistes locaux ornent les lieux de peintures bucoliques et grotesques tandis que des anges baroques embellissent l’entrée principale. En 1893, Pantaleone Caruso le transforme en hôtel. Il y loue cinq des chambres et ouvre la pension Belvedere.

Un article du New York Times de 1903 contribue à le faire connaitre auprès d’une clientèle fortunée américaine et européenne : Greta Garbo et Virginia Woolf y passent leurs vacances d’été, et de nombreuses personnalités de l’époque viennent y gouter la Dolce Vita italienne : Humphrey Bogart, Gina Lollobrigida, ainsi que plusieurs hôtes de choix, notamment des membres de Bloomsbury et de la famille royale hongroise et le prix Nobel Alexander Fleming. Les paysages séduisants ont même suscité l’une des romances les plus célèbres du siècle, entre Jackie Kennedy et Giovanni Agnelli.

Les couloirs en marbre conduisent toujours à des salles remplies d’antiquités et de peintures de maîtres anciens. Juché sur un balcon verdoyant surplombant la côte d’Amalfi et le village de Ravello, l’Hôtel Caruso est l’un des hôtels qui offre les plus beaux panoramas d’Europe.

 

Le Steam Ship Sudan, Nil, Égypte

Le SS Sudan (Steam Ship Sudan) est un bateau à vapeur qui propose des croisières sur le Nil depuis sa construction à la fin du XIX e siècle.

L’histoire des bateaux à vapeur sur le Nil commence avec l’Expédition d’Egypte de Napoléon en 1798. Ce sont les Anglais qui révolutionnent l’usage qui en sera fait, notamment avec Thomas Cook et son fils, John Mason Cook, grâce à l’ouverture du canal de Suez. En 1880, Cook & Son obtient la concession de toute la navigation touristique sur le Nil. La première croisière est organisée en 1869, sur un bateau vapeur loué au khédive. En 1911, la société fait spécialement construire une flottille de bateaux à vapeurs plus rapides, avec tout le confort moderne pour accueillir les riches anglais. Steamship Sudan en fait partie. Le bateau accueille à l ‘époque environ 60 personnes sur 3 ponts, avec infirmerie, salon de jeux et fumoir pour y boire son porto. En 1920, faire la croisière du Caire à Assouan prend 20 jours et coute 70 francs !

En 1926, les registres notent la présence à bord de l’archéologue Henry Mallowanen en compagnie de son épouse, Agatha Christie. Sa croisière sur le Steam Ship lui donnera l’inspiration pour écrire Mort sur le Nil quelques années plus tard. Quand en 1978, John Guillermin adapte le film à partir du roman, il tourne les intérieurs sur le même bateau.

Avec la Seconde Guerre mondiale, le tourisme égyptien bat de l’aile, et les bateaux restent à quai plusieurs années. Au début des années 90, face à la démocratisation du tourisme et le nouveau boom des croisières sur le Nil, un armateur égyptien remet le Sudan en exploitation pour le compte d’un tour opérateur allemand, puis le bateau est à nouveau abandonné.

Il faut attendre l’an 2000, et le voyagiste Voyageurs du Monde, pour rénover ce palace flottant, qui accueille toujours des voyageurs entre Louxor et Assouan.

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  1. Lynley dit :

    J’irais bien en essayer un ou deux 😁 Ben quoi ! On peut rêver !

    Aimé par 1 personne

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