Comment sauver les tortues vertes de la Grande Barrière de Corail ?


Conséquence du réchauffement climatique, la tortue verte de la Grande Barrière de Corail ne se reproduit plus assez : depuis plusieurs années, les bébés naissent davantage filles que garçons, mutation due à la température trop chaude de l’eau.

Cette tortue de la famille de Chelonia Mydas loge au Nord de la Grande Barrière de Corail en Australie. Deux populations génétiquement distinctes de tortues vertes coexistent dans la Grande Barrière de corail. L’une se reproduit au sud, et l’autre sur les plages du nord (région plus chaude) entre décembre et avril, surtout sur les îles de Raine et de Moulter Cay.

Parmi les 220 000 individus que compte la colonie du Nord, les scientifiques ont remarqué depuis quelques années que 99,1 % des jeunes adultes étaient des femelles. Une proportion bien moindre chez les tortues originaires des eaux plus froides du sud de la Grande barrière, avec 65% de mâles et 69% de femelles.

L’impact de la hausse des températures due au changement climatique est particulièrement visible chez les tortues, chez qui le sexe d’un spécimen est déterminé par la température d’incubation durant le développement embryonnaire. La hausse de température des eaux du Nord de la Grande barrière de Corail pourrait menacer la population de ces tortues australiennes, parmi les plus importantes au monde.

Ce phénomène, couplé avec deux récents blanchissements coup sur coup de la Grande Barrière de corail, montre que les récifs coralliens et les écosystèmes en dépendant sont en première ligne du réchauffement planétaire.

D’où l’idée des scientifiques du WWF (World Wide Fund for Nature) de rafraichir les nids de manière artificielle pour rétablir l’équilibre.

Depuis 2018, deux techniques ont été mises en place et semblent porter leurs fruits : la première, dite du « parasol » consiste à créer une ombre artificielle en disposant des feuilles de palmier au dessus des nids. La seconde, dite « d’irrigation », consiste à arroser les nids à l’aide d’eau de mer ou de pluie. Ces deux initiatives semblent payantes puisque les biologistes ont constaté que la température a sensiblement baissé dans le sable et autour des pouponnières. Un rafraîchissement salutaire pour les jeunes mâles qui ont repris l’avantage du nombre sur les femelles tortues.

En parallèle, le gouvernement australien envisage un projet destiné à protéger la Grande Barrière de corail en limitant l’expansion des ports et en interdisant le déversement de boues de dragage en mer.

tortue verte

 

 

 

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