Pourquoi on rougit quand on est ému ?


Tout le monde rougit. Mais certains plus que d’autres, dès qu’ils sont émus ou timides, ou honteux, ou selon les périodes de la vie… Que cela soit par la colère, la honte ou le plaisir, le rougissement du visage serait avant tout un moyen de communiquer ses émotions.

L’homme est le seul primate qui rougit face à une situation embarrassante. Rougir est donc un privilège de l’homme. A l’adolescence, les jeunes gens se mettent à rougir facilement, étant plus timides et sensibles à leur corps en transformation et au regard des autres sur eux. Très souvent, cette tendance à rougir s’estompe avec le temps, au fur et à mesure que l’on prend confiance en soi. Mais parfois ce phénomène peut perdurer, et même empirer : certains rougissent à la moindre remarque ou au moindre regard. Et cela s’accompagne d’une série de réactions physiques : accélération du rythme cardiaque, transpiration, assèchement de la bouche.

En fait, le mécanisme physiologique du rougissement est assez simple. C’est une réponse au stress, du système nerveux autonome, que l’on appelle le système sympathique (ou encore neurovégétatif ou viscéral). Ce système est constitué d’une chaîne de ganglions qui régulent les fonctions automatiques de notre corps (comme le transit intestinal, les contractions du cœur, la transpiration et la sudation). Ces ganglions sont reliés entre eux par les nerfs lymphatiques, qui se dilatent plus ou moins sous l’effet de la sécrétion d’adrénaline, qui constitue une réponse de l’organisme à une situation perçue comme un danger. Or sur le visage, les nerfs lymphatiques sont très proches de la surface de la peau, ce qui explique que sous l’effet de l’émotion, le sang afflue et entraîne la rougeur.

Certaines personnes développent une véritable phobie du rougissement, l’éreutophobie (du grec «ereuthô» – je rougis). Cette phobie est considérée comme une phobie sociale et peut être très handicapante. Car pour éviter de se retrouver dans des situations de stress, les malades d’éreutophobie en arrivent à ne plus sortir de chez elles et se désocialisent complètement. Cette peur concernerait 10% de la population française.

Il existe pour autant des solutions pour combattre les rougissements extrêmes : La thérapie comportementale ou la psychothérapie par exemple, qui permet d’apprendre à appréhender et à contrôler son stress. Dans les cas les plus graves, on peut aussi faire une opération chirurgicale appelée sympathectomie, qui consiste à couper ou pincer la partie du nerf responsable de la dilatation des vaisseaux.

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