L’Hyperloop, le train à grand vitesse du futur


L’hyperloop – souvent écrit Hyperl∞p – est un train propulsé à très grande vitesse dans un tube sous vide. C’est en 2013 que l’entrepreneur génial sud-africain Elon Musk, que l’on connaît également pour avoir lancé la Tesla est Space X, décide de lancer le projet en rendant ses brevets publics sur le sujet. Cela fait 10 ans qu’il travaille en effet sur ce projet de recherche industrielle avec son entreprise Virgin Hyperloop.

L’idée ne date pas d’aujourd’hui, car Jules Verne avait imaginé un dispositif très proche en 1889. Depuis, plusieurs sociétés se font la course au train le plus rapide du monde, et les premières lignes commerciales sont attendues dès l’an prochain : l’Inde, le Canada et les Emirats Arabes unis sont dans les starting-blocks, tout comme la société américaine Hyperloop Transport Technologies qui a commencé ses essais en France, sur l’ancienne base militaire de Toulouse-Francazal.

La société qui a le plus d’avance à ce jour dans ce projet de train supersonique est Hyperloop One (qui compte la SNCF dans ses investisseurs). Hyperloop One a en effet installé une piste de tests aux États-Unis dans le Nevada et travaille actuellement sur deux projets majeurs : une ligne devant relier Dubaï à Abu Dhabi en 12 minutes et une autre ligne, en Inde, permettant de relier les villes de Pune et de Bombay.

Sans compter les start-ups universitaires issue du concours Hyperloop Pod Competition organisée par Elon Musk.

Tous cherchent à s’affranchir des frottements de l’air en faisant circuler leur véhicule dans un tube dépressurisé. Les techniques étudiées sont diverses :

  • Sustentation magnétique : il s’agit d’aimants fixes, placé sur le tube, qui interagissent avec d’autres aimants disposés à la base de la capsule. La combinaison des aimants génère une sorte d’attraction / répulsion qui fait que la capsule flotte entre les rails.
  • Propulsion magnétique : d’autres aimants sont placés sous la capsule, le long d’un axe vertical. La propulsion du train est faite à l’aide d’une inversion de polarité des aimants, qui après avoir d’abord attiré le train, s’inversent à son passage pour le repousser afin de le propulser vers l’avant
  • Aspiration de l’air : l’avant de la capsule est muni d’une sorte de gros aspirateur, qui capte le surplus d’air accumulé à l’avant de la capsule, et le rejette vers l’arrière.

Le 11 novembre dernier, Elon Musk a réalisé aux États-Unis un premier test grandeur nature de son train supersonique avec deux passagers à bord. Josh Giegel et Sara Luchian (2 salariés de l’entreprise) ont été les tout premiers passagers du train à sustentation magnétique, pour un essai à 172km/h, sur une piste longue de 500 mètres. Selon un communiqué de la société, les 500 mètres ont été parcourus en l’espace de 15 secondes et l’Hyperloop a atteint la vitesse de 172 km/h. Théoriquement, il serait capable d’atteindre les 1200 km/h (pour rappel, le record de vitesse du TGV est de 574,8 km/h).

À terme et contrairement à la capsule test, la capsule définitive devrait être en capacité de transporter 28 passagers. Avec ce train du futur, Marseille ne serait plus qu’à 49 minutes de Paris, et Strasbourg qu’à 30 petites minutes. Une révolution dans le monde du transport.

Test d’Hyperloop en novembre 2020 par Virgin Hyperloop

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