Les méduses, ces créatures fascinantes


Venues du fond des âges, les méduses ont vécu de nombreuses adaptations, et continuent leur prolifération dans les océans du monde entier. Ce que certains scientifiques appellent la « gélification ». En France il y a encore 20 ans, on subissait leur arrivée sur nos côtes en moyenne tous les 12 ans. Désormais, c’est tous les ans qu’elles viennent coloniser nos plages, poussées par les courants et les vents.

Les méduses appartiennent à la famille zoologique des cnidaires ou orties de mer. Animaux préhistoriques, elles peuplent nos océans depuis plus de 500 millions d’années. Loin de former une famille homogène, on en dénombre 3500 espèces différentes ! On peut les classer en 3 sous-espèces :

  • Les méduses d’une certaine taille, celle qui font peur aux baigneur, se répartissent en 200 espèces rangées dans le sous groupe des scyphozoaires.
  • À celles-ci, il faut ajouter 40 espèces de cuboméduses, reconnaissables à la forme cubique de leur ombrelle, dont les piqûres peuvent être mortelles et que l’on trouve essentiellement en Australie.
  • Le reste, l’immense majorité, fait partie de la famille des hydroméduses, qui ne mesurent pas plus de quelques millimètres et dont la plupart sont invisibles à l’œil nu. Ce qui ne les empêche pas d’être parfois urticantes.
Méduse boite, l’une des plus dangereuses au monde

Les méduses, qui font partie des premiers habitants de la planète, vivent aujourd’hui dans toutes les mers et océans et à toutes les profondeurs, jusqu’aux abysses. Constituées de 95 à 98% d’eau, dépourvues de cerveau, de carapace et de système nerveux central, elles sont capables de flotter et de nager mais pas de résister aux courants marins.

Pourtant, malgré cet organisme primaire qui les place tout en haut de la chaîne alimentaire (tous les poissons et les requins en sont friands), elles ont une longévité à toute épreuve et se développent à vitesse grand V dans les océans et mers du monde, car elles possèdent une incroyable capacité d’adaptation et de reproduction.

On sait en effet aujourd’hui que la méduse a plusieurs cycles de vie. Elle dispose d’une étonnante capacité à se régénérer et à s’adapter, grâce à une plasticité cellulaire unique. Par exemple, la méduse sait refaire son estomac en quatre jours. Elle est capable de vivre dans des eaux très polluées avec de faibles teneurs en oxygène, qui font fuir les poissons et provoquent la mort des coraux. Privée de nourriture, elle peut mettre en attente son métabolisme et survivre plus d’un mois sans manger. En fin de vie, elle a la capacité de se résorber en une goutte de gélatine qui tombe au fond de l’eau pour donner vie à un nouveau polype, un peu comme un papillon qui retournerait au stade de cocon pour recommencer un cycle. La surpêche lui permet par ailleurs de proliférer depuis quelques années : avec moins de prédateurs et plus de plancton à leur disposition, la méduse peut davantage coloniser les mers.

Ces capacités uniques de régénérescence et la croissance continue du nombre de méduses dans le monde font dire à certains scientifiques qu’à terme, les méduses coloniseraient tous les espaces marins au détriment des poissons. On parle de « gélification ». Même si cette théorie reste une hypothèse, personne ne conteste leur prolifération exponentielle, en particulier dans certaines mers comme celle de Chine ou du Japon, ou au large de la Namibie.

L’impact de cette prolifération sur l’environnement et le tourisme est important : en plus de faire fuir les baigneurs, les méduses s’attaquent aux poissons de pisciculture, étant très friandes de leurs œufs et de leurs alevins. En revanche, ce développement est vu par les Biotech marines comme une opportunité, du fait de la forte teneur en collagène de l’animal, de ses vertus nutritives et de sa promesse de longévité, qui constitue un espoir pour les humains. On n’a pas fini de découvrir toutes ses vertus…

Si vous êtes piqués par une méduse, sachez qu’il ne sert à rien de répandre de l’urine sur la blessure. Il faut juste rincer à l’eau salée, mettre une pommade à la cortisone, et au besoin prendre des antihistaminiques si vous êtes allergique.

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