Série Japon : Le jardin zen


Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo m’ont incité à me plonger dans la culture fascinante du Japon. Voici donc une nouvelle série (publiée tout au long de cet été) sur les us et coutumes du Pays du Soleil levant. 1er épisode : le jardin japonais.

Comme la plupart des arts traditionnels japonais, la conception d’un jardin japonais entre en étroite relation avec la religion, trouvant ses sources dans le shintoïsme et le bouddhisme, les 2 religions pratiquées au Japon. Ces deux religions prônent la communion de l’être humain avec la nature, ce que les jardins japonais tentent de sublimer.

Au tout début de leur conception, les jardins japonais ont été édifiés afin que les esprits divins puissent se reposer. C’est ainsi le lieu privilégié pour entrer en contact avec les dieux. Afin d’atteindre cette quête ultime, ces endroits se devaient alors de représenter la sobriété et la simplicité. Jardins de contemplation, ils sont de fait également appelés « jardins zen ».

Le jardin japonais cherche à reproduire la nature et à la sublimer. Il utilise pour cela différents éléments tels que les pierres, l’eau, les végétaux, en se basant sur des principes incontournables qui sont le symbolisme, le trompe-l’œil, la dissimulation et la perspective. Un autre élément fondamental est l’asymétrie : dans les croyances traditionnelles du Japon, l’harmonie naît du déséquilibre. A l’inverse, les lignes droites, les angles et les nombres pairs sont propices aux mauvais esprits. C’est pourquoi contrairement aux jardins à la française, la beauté du jardin japonais est d’abord dans la dissymétrie.

Chaque élément utilisé représente un élément de la nature. S’il est un élément commun à tous les jardins, ce sont les rochers et pierres, que l’on retrouve à plusieurs niveaux. Généralement de couleur sombre, ces éléments minéraux sont utilisés aussi bien pour des pas japonais que pour les ponts et les séparations. Souvent par trois, parfois par cinq ou sept, ils incarnent dans la tradition animiste les esprits divins. Dans l’héritage plus récent, ils abritent pour certains japonais l’esprit de Bouddha. L’eau est également primordiale dans le jardin japonais. Elle symbolise à la fois la douceur, la force et l’harmonie de la nature. Symbole de vie, elle est aussi purifiante et régénérante. Dans le jardin, elle peut se manifester sous la forme d’un ruisseau étroit et tortueux, d’une mare centrale couverte de pierres, d’un lac parsemé de nénuphars, ou d’une chute bien placée.

Les végétaux constituent le troisième élément fondamental du jardin japonais. Les plantes réputés du jardin japonais sont : le lotus sacré (symbole de la progression spirituelle de l’homme), le pin (symbole de longévité), l’érable (pour sa couleur), le camélia, les azalées et rhododendrons, le ginkgo, les bambous… outre les plantes et les arbustes, le jardin japonais privilégiera la mousse à la pelouse.

Enfin, des accessoires et ornements comme des lanternes, statues et fontaines complètent l’ensemble.

On trouve 3 types de jardin japonais :

  • Le Shizen fūkeishiki ou Tsukiyama, représentation miniature de la grandeur et de la beauté de la nature.
  • Le jardin sec ou Karesansui, de sable et de gravier symbolisant la mer, les montagnes et les îles, travaillés avec un râteau pour donner l’illusion de vagues.
  • Le jardin de thé ou Chaniwa, composé d’une pierre creuse contenant de l’eau pour se nettoyer et se purifier avant la cérémonie de thé.

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