Les super pouvoirs des algues


Gélifier une texture, augmenter le taux de neutralité d’une formule, hydrater, protéger, régénérer, nourrir, minéraliser, … les algues sont le nouveau produit fétiche des laboratoires et des industriels. Le potentiel des algues est infini, aussi infini que la variété des espèces et leur nombre. Elles possèdent en elles de nombreuses richesses, aussi bonne à la santé de notre peau que pour notre équilibre alimentaire. Les japonais l’ont bien compris, et ce n’est sans doute par un hasard si le pays du soleil levant fait partie de ces “zones bleues” où l’on trouve le plus grand nombre de centenaires.

Pauvres en calories (30 à 45 kcal/100 g selon les variétés), les algues regorgent de nutriments essentiels, bien plus que la grande majorité des plantes terrestres. À commencer par leur contenu en protéines : quelques variétés telles que le nori (ou Porphyra), algue rouge compressée en feuilles avec lesquelles sont confectionnés les makis, en contiennent plus de 45 %. Elles apportent également de nombreuses vitamines, tous les acides aminés essentiels, tout en délivrant peu de mauvaises graisses saturées (contrairement à la viande), et sont donc bénéfiques pour le système cardiovasculaire et la régulation du taux de cholestérol. Du fait de leur richesse et de l’ensemble de leurs bienfaits alimentaires, elles peuvent servir de nourriture aux populations qui souffrent de carence alimentaire (voir mon ancien article sur la spiruline). Mais elles sont aussi beaucoup utilisées dans l’industrie cosmétique ou chimique.

Sur le plan cosmétique, les algues ont le pouvoir de lutter contre la production de radicaux libres impliqués dans le vieillissement cellulaire. La quantité importante d’antioxydants, de bêta-carotène, et de chlorophylle présents dans les algues leur donnent la faculté de rendre la peau plus douce et les cheveux plus soyeux. Certaines marques les cultivent depuis 20 ans déjà, pour les insérer dans leurs produits de beauté.

Sur le plan médical, elles réduisent les risques de maladies tel que le cancer, grâce à leur forte teneur en antioxydants, dont certains, la fucoxanthine ou le fucoïdane par exemple, sont introuvables ailleurs. Surtout présents dans les algues brunes (wakame et kombu essentiellement), ces antioxydants freinent la prolifération des cellules malignes et ils stimulent le système immunitaire. Leur fable teneur en calorie les rend aussi indispensables dans des régimes diabétiques.

Sur le plan industriel enfin, les algues sont utilisées dans la composition de colles et sont même étudiées pour remplacer la matière plastique. Leur capacité d’adaptation à des milieux hostiles intéresse également. Et le fameux test PCR pour déceler la Covid 19 a été créé à partir d’une enzyme identifiée dans le microbiome marin contenant des algues… Mais on n’a pas fini de découvrir toute leur richesse, car on étudie seulement une centaine d’espèces à l’heure actuelle, alors qu’on estime le nombre total d’espèces d’algues entre trente mille et un million !

Voici le top 10 des meilleures algues à consommer :

  • Le wakamé : Cette algue au léger goût d’huître est généralement servie en salade, comme c’est le cas dans de nombreux établissement japonais en France. Elle contient de la vitamine C, B9 et du calcium en pagaille. C’est une algue très résistante, capable de survivre au froid du Groenland et de s’autocicatriser pour repousser jusqu’à 10 cm par jour ! Sa composition la rend intéressante pour ceux qui ne consomment pas de produits laitiers et en cas de besoin de cicatriser vite après une blessure ou un coup de soleil. La médecine japonaise en fait aussi beaucoup usage pour les femmes qui ont accouché.
  • La dulse. Les protéines représentent 45% de sa matière sèche. Elle est riche aussi une grande quantité de potassium et de calcium, ainsi que du phosphore et de la vitamine B12. C’est une bombe nutritionnelle, donc attention à ne pas en consommer trop quotidiennement (maximum 5g par jour). Son gout rappelle celui des noisettes torréfiées avec un fond sucré. Elle est délicieuse en chips, longuement séchée puis grillée dans une poêle. On peut également la consommer sous forme de paillettes, dans des sauces, soupes et cakes salés, émincée avec du mascarpone, de la chantilly ou des fruits et sur une mousse au chocolat.
  • Le nori. Incontournables de la cuisine japonaise (ce sont les feuilles noires qui entourent les célèbres makis japonais), ces feuilles d’algues sont riches en vitamines et très pauvres en calories. Elles contiennent beaucoup de protéines et de la taurine naturelle, et favorisent une bonne récupération après l’effort, le sommeil et la détente. Il faut la consommer avec parcimonie, car c’est l’algue la plus chère au monde ! Fine et au goût neutre et léger, elle agrémente les salades et les omelettes. On la savoure surtout en paillettes légèrement grillées à la poêle, puis saupoudrées sur les préparations pour leur donner un léger goût fumé et du croquant. Fraîche, on s’en sert de papillote pour cuire le poisson au four.
  • La laitue de mer. C’est l’algue qu’on voit le plus sur nos plages françaises. Elle est très riche en chlorophylle et son gout est très prononcé, légèrement corsé. Elle est gorgée de minéraux qui oxygènent et fluidifient le sang, renforce le système immunitaire et a un rôle dans la prévention des maladies cardiaques. Elle se mange autant en salade qu’en accompagnement des poissons. Un peu dure à mâcher (elle souvent vendue sous forme de paillettes), elle vient aisément relever la saveur d’une soupe ou d’un gratin.
  • La laminaire. Cette algue regorge de fibres en tout genre et de magnésium et de potassium qui donnent de l’énergie. Sa saveur est « umami » (l’une des 5 saveurs avec le sucré, le salé, l’amer et l’acide). Elle est délicieuse râpée dans une sauce tomates.
  • Le haricot de mer. Cette algue brune en forme de haricot est particulièrement riche en tanins aux effets antioxydants. Elle est également source de magnésium, de fibres, et se distingue par sa bonne teneur en vitamine C (il est d’ailleurs déconseillé de le consommer le soir. Son gout est proche du haricot vert, et il est très bon dans un risotto, en accompagnement de sushis, dans des salades composées ou avec du poisson. On peut aussi l’incorporer dans des flans salés sans farine, car ses alginates vont gélifier la préparation.
  • Le kombu. En séchant, cette algue brune se couvre d’une sorte de poudre blanche, un acide aminé qui permet de lutter contre le cholestérol et de réguler la pression sanguine. Comme la laitue de mer ou la nori, elle est particulièrement riche en calcium et ne magnésium, mais surtout en potassium et en sodium. Elle est réputée augmenter la longévité et sa consommation réduit l’hypertension et le cholestérol. En outre, elle permet d’équilibrer le poids. On la blanchit quelques minutes dans de l’eau bouillante pour réduire sa teneur en iode et on le déguste en salade, avec des pâtes, du riz, des pommes de terre, ou on s’en sert pour enrober de la viande ou du poisson et les cuire au four. C’est également un excellent exhausteur de goût. Elle rentre souvent dans les régimes alimentaires des diabétiques.
  • La salicorne : La salicorne est une algue riche en vitamines C, qui fournit de l’énergie au corps et l’aide à rester en bonne santé, et en vitamines A bénéfique pour les yeux et la peau. elle contient beaucoup de minéraux (magnésium, calcium, potassium, manganèse, brome et silicium). Elle contribue à la croissance des os et des dents, maintient la peau en bonne santé et protège contre les infections, préserve la vision. Elle se consomme dans une salade ou cuite à la vapeur.
  • L’alaria (appelée aussi Wakamé Atlantique) : Contrairement à ses camarades, cette algue contient peu d’iode. Elle est néanmoins aussi riche en calcium, potassium, cadmium, fibres et provitamines A. Elle possède une action brûle-graisse, protège des maladies cardiovasculaires, et ses sucres composés régulent les taux de sucre dans le sang. Sa saveur se rapproche à celles des crustacés, avec un léger gout de noisettes. Elle est délicieuse en tartare, ou en dessert cristallisée au four, dans un riz au lait. Elle fait merveille également cuisinée sur du poisson comme le bar.
  • L’agar agar : Alliée incontournable des végétariens ou simplement des amateurs de cuisine économique, cette algue est souvent utilisée comme gélifiant. A l’instar des autres algues, l’agar-agar est très riche en minéraux. Il est notamment source de calcium et de fer, deux fois plus que la viande rouge. Il est aussi une source de magnésium, de phosphore et de potassium. On l’intègre généralement dans la préparation de flans, gelées, yaourts, confitures, gâteaux, ou encore dans certaines sauces.

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Lynley dit :

    J’adore ça les algues ! Je trouve très bon en plus !

    J'aime

    1. Elles sont bonnes au goût et à la santé aussi ! 👍. Bon week-end a vous

      Aimé par 1 personne

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