Série japon : Le kimono


Le kimono, appelé aussi Kofuku, est le vêtement emblématique du Japon. Porté à la fois par les hommes et les femmes, il est synonyme d’élégance et de solennité.

En japonais, le terme kimono signifie littéralement « chose que l’on porte sur soi » (« kiru » : porter / « mono » : chose) et désigne à l’origine tous les vêtements. L’ancêtre direct du kimono s’appelle le kosode. Il est apparu pendant la période de Nara (710 – 794), du temps de l’influence chinoise. Il est composé d’un sous-vêtement porté sous une veste ample, d’un pantalon large pour les hommes et d’une jupe longue pour les femmes. Il est recouvert d’autres couches de vêtement pour lutter contre la chaleur. Au fil des siècles, le kosode évolue au rythme de la société japonaise. Le tissu devient plus épais et le pantalon, référence trop « chinoise », disparaît au profit de la ceinture obi.

À l’origine, le kimono est réservé à l’aristocratie qui seule, à les moyens d’investir dans ces pièces de tissu onéreuses. Au fil des siècles, il est adopté par les geisha, dames de compagnie des hommes fortunés, et par les acteurs de théâtre kabuki. Il tombe en disgrâce durant l’ère Meiji avec l’introduction des vêtements occidentaux mais reste le vêtement traditionnel des cérémonies importantes de la vie japonaise : mariage, enterrement, première visite de l’année à un temple (hatsumode). Le kimono est aussi associé à de nombreuses fêtes et à des jours fériés, tels que le Seijin no hi, jour qui marque le passage à l’âge adulte des jeunes Japonais, célébré le deuxième lundi de janvier.

Acteur de théâtre japonais kabuki, estampe de 1855

L’appellation kimono recouvre en réalité plusieurs variantes de cette robe en forme de T. Longue robe droite qui descend jusqu’aux pieds et dont les manches sont très longues, allant parfois même jusqu’au sol, le kimono est fait d’un seul morceau de tissu de forme rectangulaire plié et croisé sur le devant.

Il existe environ 9 variantes du kimono, des formes les plus sophistiquées (furisode, porté lors des cérémonies) aux plus détendues comme le yukata. Le tissu et le doublage varient également en fonction des saisons. En été, les japonais portent le katabira (en raphia) ou le hitoe (en soie), modèles légers pour faire face à la canicule estivale. En hiver, en revanche, ils portent le uchikake, qui est doublé pour faire face au froid.

On porte en dessous du kimono différents jupons et sous-vêtements, un faux col (le eri sugata) et au dessus plusieurs ceintures (obi) et coussins pour donner de la rigidité et maintenir le tout. On lui associe également des chaussures traditionnelles appelées geta, tongs en bois surélevés.

De nos jours, bien que la plupart des Japonais aient adopté un style vestimentaire occidental, le kimono est encore porté lors d’occasions particulières comme les mariages, les cérémonies officielles ou encore les remises de diplôme. On peut croiser également les lutteurs professionnels de sumo en kimono, car ils sont tenus de porter des vêtements traditionnels japonais lorsqu’ils se présentent en public. Mais même si chaque japonais le portera au moins une fois dans sa vie, seulement 40% des japonais possèdent un kimono, le louant plus souvent.

Savoir porter le kimono est un véritable art de vivre, relevant d’un apprentissage transmis de génération en génération.

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